Aller au contenu principal

Journées Européennes de l'Archéologie 2020

19 Juin 2020 - 21 Juin 2020
Journées Européennes de l'Archéologie 2020

Panorama de l’archéologie au Musée des Antiquités de Rouen, secrets du sous-sol NOrmand

 

Depuis 2010, le ministère de la Culture confie à l’INRAP (l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives), la coordination et la promotion des Journées Nationales de l’Archéologie (JNA). Elargies à l’Europe en 2019 (17 pays y ont participé pour la première fois), les journées nationales de l’archéologie sont devenues en 2020, les Journées Européennes de l’Archéologie (JEA).

 

Compte tenu de l’épidémie de Covid 19, cette 11ème édition ne se déroulera pas sous sa forme habituelle. En effet, pour fêter l’archéologie avec tous les publics, l’INRAP et le ministère de la Culture proposent des Journées Européennes de l’Archéologie sous une forme numérique avec #Archéorama, du 19 au 21 juin ! Quizz, jeux, reportages, visites virtuelles ou événements en ligne, toutes les activités numériques accessibles sur la toile sont les bienvenues pour faire découvrir l'archéologie.

L'archéologie au musée des Antiquités de Rouen

Saviez-vous que le musée des Antiquités a été crée en 1831? A cette époque "antiquaire" était synonyme d'archéologue. De l'abbé Cochet à nos jours, le musée n'a cessé d'être enrichi par les fouilles archéologiques. Découvrez cette épopée en vidéo !

videoarcheo.png

« Les abords de la cathédrale. De l’archéologie médiévale à l’archéologie des conflits contemporains »

Le Musée des antiquités de Rouen  présentera, du 20 septembre 2020 au 24 janvier 2021, les résultats des fouilles conduites par les archéologues de l’INRAP sur le parvis de la cathédrale de Rouen. En attendant, découvrez tous les secrets des fouilles. Cette exposition dossier s’inscrit dans le partenariat initié entre l’Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et la Métropole Rouen Normandie, partenariat contribuant à la valorisation de l’actualité archéologique normande liée à l’archéologie préventive. Cette dernière a pour mission d’assurer, à terre ou sous les eaux, la détection, la conservation et la sauvegarde des patrimoines archéologiques affectés ou susceptibles d’être affectés par les travaux publics ou privés déclenchés par des opérations d’aménagement.

 Au cours de l’été et de l’automne 2019, sous la direction de l’archéologue Bénédicte Guillot, une équipe de l’INRAP, dans le cadre des travaux de rénovation du centre historique portés par la Métropole Rouen Normandie, a fouillé le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, au niveau de la rue du Change et de la rue des Bonnetiers. Ces fouilles permirent d’apporter de nouvelles informations sur le quartier médiéval et moderne s’y trouvant et détruit durant la Seconde guerre mondiale. Lors de la prise de la ville par les Allemands en 1940, un incendie avait en effet détruit une grande partie du centre historique, et afin d’épargner des flammes la cathédrale, le quartier au sud de celle-ci avait été dynamité.

 Outre la découverte des objets du quotidien, témoignant des destructions infligées lors du dynamitage, et d’autres traces archéologiques du conflit, comme un abri anti-aérien et la fortification d’une cave attenante, les fouilles mirent au jour dans la cave d’un habitat ancien un escalier à vis des XIIe-XIIIe siècles. Ces opérations permirent également l’étude inédite d’une partie de l’église de la Madeleine, église disparue du début du XVIe siècle et dépendant de l’Hôtel Dieu de Rouen. La moitié nord de la nef et du chœur furent redécouverts, suggérant un plan avec un chevet arrondi. L’église était longée par un aqueduc pénétrant ensuite sous l’édifice, permettant d’acheminer l’eau de la source dite Notre-Dame dans l’Hôtel-Dieu.

videofouillecathedrale.png

Découvrez avec les archéologues de l’INRAP toutes les étapes des chantiers de fouille, les découvertes et les connaissances qu’elles apportent pour comprendre notre territoire : Cliquer ici 

« sous les racines, l’histoire »
 

La connaissance archéologique du site d’Orival au Sud de Rouen remonte à la seconde moitié du XIXe siècle. Dès 1901, l’archéologue Léon de Vesly remarque l’existence d’une fortification au cours de ses prospections en forêt. Ses fouilles entreprises en 1901, mettent au jour un fanum*(lieu de culte gallo-romain) datant des Ier-IIe s. de notre ère. Il complète et imagine le plan d'une partie des remparts de l'oppidum* (site fortifié regroupant des habitats, des lieux de culte, des activités économiques et artisanales) d’Orival, dressé à la fin du XIXe siècle, dans lequel il voit un camp romain.

La phase de recherche menée de 2010 à 2012, engagée par l’ONF, la CREA et la DRAC (Service régional de l’archéologie) dans le cadre de la démarche Forêt d’exception a révélé grâce à la technique du LIDAR (light detection and ranging) ou télédétection par laser en hélicoptère, les remparts et la structure de l’oppidum d’Orival. Les différentes découvertes effectuées sur ce site nous permettent de soulever l’hypothèse suivante selon laquelle ce site fortifié de grande envergure serait le site qui précèderait la création de la ville antique de Rouen.

videofouilleorival.png

Léon-Ephrem de Vesly (Rouen, 1844-1920)

leon.jpg


Architecte, professeur à l’école des Sciences et à l’école des Beaux-Arts de Rouen mais aussi archéologue, Léon de Vesly dirige le musée des Antiquités de Rouen de 1905 à 1920.

Partisan d’un musée d’histoire locale, il y dépose régulièrement le produit de ses fouilles, notamment en provenance de Criquebeuf.
En avance sur son temps, il démontre un vif intérêt pour le lien avec le public et notamment le public scolaire.

En 2010, ses descendants ont fait don au musée de pièces issues des fouilles du Fanum du Buis, dont un couteau sacrificiel particulièrement original.

 

Les fouilles du Mesnil-Esnard

Cette fouille effectuée par l’INRAP en 2008, sur la commune du Mesnil-Esnard (Seine Maritime), a permis de mettre au jour deux nécropoles de la Tène moyenne, d’un habitat de la Tène finale associé à une nécropole, ainsi qu’une voirie antique (Paris-Rouen).

L’habitat étudié et quelques sépultures se démarquent par la richesse de leur mobilier.

Une tombe à char, sépulture peu courante,  fut également découverte. Pour la première fois en Normandie, l’habitat correspondant à ce type de tombe fut étudié.

videoinrap2008.png

 
Une manufacture de faïence du XVIIIe siècle au cœur du quartier Saint-Sever de Rouen?

C'est ce que nous permet de découvrir ce “topo“ sur ce chantier archéologique réalisé à l'emplacement de l'ancien centre de formation des apprentis Lanfry.

videofouillestsever.png

Casque apulo-corinthien

Acquis en 1840, ce casque a été acheté auprès d’un antiquaire parisien. Malheureusement rien ne permet de préciser la provenance et le contexte de découverte de cet objet. Réalisé à partir d’une seule plaque de bronze martelée, il n’est conservé aujourd’hui que dans sa partie gauche.

videocasque.png

Enregistré comme un casque grec de type « corinthien », il présente pourtant plusieurs caractéristiques des casques dits « apulo-corinthiens », retrouvés principalement dans les tombes de guerriers d’Italie du Sud entre la fin du VIe siècle et le début du IVe siècle avant J.-C. Plus sphérique et compacte que le casque corinthien il est aussi plus court et ne peut couvrir que la nuque et le front. Un système d’attache à rivets sur le sommet permet de fixer la partie mobile d’un cimier. La présence d’un œil en os d’origine, à la fonction ici décorative, pourrait indiquer qu’il s’agissait d’un casque funéraire, votif ou de parade. Par comparaison avec d’autres pièces connues, on peut le dater du Ve siècle avant J.-C.

 93303534_889362961487760_4994797998878752768_o.jpg

Casque apulo-corinthien [Italie (?), Ve siècle avant J.-C. (?)] / Bronze, os / Rouen, musée des Antiquités, inv. 341 (A) _ Achat, 1840.

Glisse-toi dans la peau d'un céramologue!

Cet archéologue classe et étudie les fragments de terre cuite découverts sur les chantiers de fouilles. Sais-tu que les tessons de céramique sont de précieux témoins des activités humaines? Ils peuvent même permettre de dater les couches archéologiques dans lesquelles ils ont été retrouvés! Ce spécialiste réussit parfois à reconstituer des pots à la manière d'un puzzle! Deux pots du musée sont éparpillés sur ces feuilles. Découpe et colle les morceaux de ces puzzles pour reconstituer ces deux céramiques. Es-tu prêt, c'est à toi de jouer!

Clique ici pour découvrir les puzzles !

 

Pour aller plus loin dans les pas des archéologues de l’Inrap : Iconothèque sur les fouilles de Rouen

 

Pour les plus jeunes :